MonsieurDPE

Méthode

Notre méthode

Chaque chiffre publié sur ce site est une mesure, pas une estimation. Cette page décrit sur quoi nous mesurons, comment nous comptons, et ce que nos chiffres ne disent pas. Elle est la référence de tous nos contenus : quand un article de MonsieurDPE avance un nombre, c'est cette méthode qui le porte.

Sur quelles données nous travaillons

Exclusivement sur les données ouvertes de l'observatoire DPE-Audit de l'ADEME, l'organisme public auquel chaque diagnostiqueur certifié transmet ses DPE et ses audits énergétiques. Ces jeux de données sont publics : n'importe qui peut les consulter, et donc vérifier nos chiffres. Six jeux couvrent l'ensemble des documents transmis, logements existants, logements neufs, tertiaire, avant et après la réforme de juillet 2021 ; la liste précise, avec les textes réglementaires qui encadrent la méthode de calcul, est sur notre page sources et partenaires.

Nous mesurons tout, pas un échantillon

Quand nous écrivons que 6 186 734 logements sont classés C, ce n'est pas une extrapolation à partir d'un sondage : c'est un dénombrement sur l'intégralité des DPE actifs, soit 17,4 millions de diagnostics au moment de la mesure. Même chose pour les coûts de travaux, dénombrés sur les 777 875 audits énergétiques réglementaires actifs. Travailler en exhaustif change la nature de ce qu'on peut affirmer : il n'y a ni marge d'erreur d'échantillonnage, ni redressement, seulement un comptage, daté.

Ce que nous appelons un « DPE actif »

Un DPE est valable dix ans, et un logement peut en recevoir plusieurs : après travaux, après une vente, ou pour remplacer un diagnostic contesté. Nos statistiques de parc retiennent les diagnostics en cours de validité, afin de décrire l'état présent du parc et non l'historique cumulé des documents émis. Quand un article mesure autre chose, par exemple des DPE remplacés dans notre état des lieux sur la fiabilité du DPE, il le dit explicitement.

Chaque chiffre est daté

La base ADEME reçoit de nouveaux diagnostics en continu, et le référentiel réglementaire bouge plusieurs fois par an. Un dénombrement n'a donc de sens qu'accompagné de sa date : nos articles portent la mention « chiffres mesurés le », et un chiffre re-mesuré qui a bougé est mis à jour, pas moyenné. C'est aussi pourquoi deux sources sérieuses peuvent différer légèrement : elles n'ont pas mesuré le même jour, ni forcément le même périmètre.

Ce que nos chiffres ne disent pas

Nos mesures décrivent les logements qui ont un DPE, pas le parc immobilier entier : un logement jamais vendu ni loué depuis 2021 peut n'avoir aucun diagnostic transmis. Elles reposent sur ce que les diagnostiqueurs ont saisi, avec les valeurs par défaut que la méthode prévoit quand une caractéristique n'a pas pu être justifiée. Nous signalons ces limites plutôt que de les lisser : une statistique honnête dit aussi ce qu'elle ne couvre pas.

Ce que MonsieurDPE n'est pas

MonsieurDPE explore le dossier de calcul d'un diagnostic déjà établi. Le rapport apporte des pistes pour préciser un DPE : il ne constitue ni un diagnostic de performance énergétique au sens réglementaire, ni un audit énergétique, ni une contre-expertise opposable, et ne se substitue à aucun document établi par un diagnostiqueur certifié. Un DPE opposable ne peut être réalisé que par un professionnel certifié, après visite du logement.

Faire corriger une valeur inscrite au DPE relève du diagnostiqueur qui l'a établi : lui seul peut modifier son dossier et le retransmettre à l'ADEME. Notre rôle s'arrête à indiquer quelles valeurs méritent d'être réexaminées, et pourquoi. C'est aussi pourquoi nous ne prétendons jamais qu'un DPE est « faux » : nous montrons où la méthode a retenu une valeur par défaut là où une mesure aurait été possible, ce qui est une question de précision, pas de faute.

La règle que nous nous imposons

Aucun chiffre que nous ne saurions défendre devant un journaliste. Chaque nombre publié est traçable jusqu'au jeu de données public qui le fonde et à la définition qui le délimite. Si un chiffre vous semble faux, écrivez-nous via les coordonnées de nos mentions légales : nous le retracerons jusqu'à sa source, et nous corrigerons publiquement s'il y a lieu. Qui nous sommes et ce que nous faisons de vos données est décrit sur la page qui sommes-nous.

Comment nous lisons un DPE en particulier

Le rapport que nous produisons sur un logement donné repose sur son dossier de calcul, celui que le diagnostiqueur a déposé à l'ADEME : chaque paroi, chaque équipement, avec la valeur retenue et la façon dont elle a été obtenue. Nous ne recalculons pas son étiquette et nous ne remettons pas son travail en cause. Nous lisons ce qu'il a déposé.

« Estimé, pas mesuré »

La méthode 3CL autorise le diagnostiqueur à retenir une valeur de table quand la preuve manque : sans facture ni photo de l'isolant, il inscrit ce que la méthode prévoit pour un bâti de cet âge. Ce n'est pas une erreur, c'est la règle. Mais cette valeur est presque toujours pessimiste, et une facture ou une photo suffit à la faire remplacer, sans travaux. C'est ce que nos rapports signalent en ambre, et rien d'autre : sur un dossier entièrement relevé, il n'y a pas un seul signal ambre.

D'où viennent les prix

Des 883 452 audits énergétiques déposés à l'ADEME, où chaque geste préconisé porte son montant. Nous en tirons un prix médian par type de geste et par type de bâti. Ce sont donc des prix constatés sur des chantiers réels, pas un barème : ils situent un ordre de grandeur, ils ne remplacent pas un devis. Nous ne publions jamais de prix unitaire au mètre carré, parce que la dispersion entre logiciels d'audit y est plus grande que la dispersion entre régions.

La comparaison aux logements semblables

La cohorte réunit les logements de même type, de même période de construction, de surface comparable et de même zone climatique. Le rang du logement y est compté sur la cohorte entière : il est exact. La courbe dessinée à côté est une reconstruction à partir de cinq quantiles, parce que c'est tout ce que nous rendons du corpus pour un dossier : elle donne la forme, pas un effectif. Sous deux cents logements comparables, nous n'affichons pas de rang du tout.

Ce qu'une lettre vaut sur le prix de vente

Le prix au mètre carré du secteur vient des ventes notariées DVF 2024-2025, rapprochées bâtiment par bâtiment des DPE déposés à l'ADEME. L'effet de la lettre ne se déduit pas de ces ventes locales : à l'échelle d'un quartier, une médiane mesure surtout l'emplacement et l'âge du bâti, au point qu'un haussmannien mal noté y dépasse le neuf bien noté. Il vient de notre étude sur 1 253 538 ventes, où chaque bien est d'abord rapporté au prix médian de sa commune.

Quand un rapport met en regard le coût d'une marche et l'effet d'une lettre, il rapproche donc deux mesures indépendantes, dont aucune ne connaît le logement en question. Ce n'est pas une promesse de plus-value, et nous ne donnons aucun conseil d'investissement.

Le coefficient de l'électricité

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, un kilowattheure d'électricité compte pour 1,9 en énergie primaire au lieu de 2,3 (arrêté du 13 août 2025). L'ADEME a recalculé sa base publique : un DPE établi avant cette date affiche donc chez nous une consommation plus basse que sur son PDF papier, sans qu'un euro de travaux ait été fait. Nos rapports le disent et montrent les deux valeurs. Une troisième baisse, à 1,7, est acquise depuis l'arrêté du 19 août 2026 et prendra effet le 1ᵉʳ janvier 2027. Nous la nommons désormais comme une échéance et non comme une hypothèse, mais nous ne l'affichons jamais comme l'étiquette du jour : jusqu'au 31 décembre 2026, celle qui fait foi reste calculée à 1,9.

Les échéances de location

Elles viennent de la loi Climat et Résilience du 22 août 2021, article 160 : classe G depuis 2025, F en 2028, E en 2034. Elles ne concernent que la mise en location. Un logement mal classé se vend sans restriction, à toute lettre, et nous ne laissons jamais entendre le contraire.

Les logements dont le DPE vient de l'immeuble

Un DPE sur quatre environ est dérivé des données de l'immeuble entier : l'appartement n'a pas été visité. Ses surfaces et ses déperditions décrivent alors le bâtiment, pas le logement. Nous refusons de simuler quoi que ce soit sur ces dossiers, et nous le disons en toutes lettres plutôt que de rendre un chiffre faux d'un facteur dix.

Reprendre nos chiffres

Nos analyses peuvent être citées librement avec un lien vers l'article concerné et la mention de la date de mesure. Les données brutes appartiennent au domaine public via l'ADEME : pour un usage au-delà de la citation, partez des jeux officiels listés sur notre page sources.

Une exception, assumée et sourcée

Un seul de nos indicateurs mobilise une donnée hors ADEME : le taux de couverture du parc, dans l'observatoire par département, rapporte les DPE actifs au nombre de logements du recensement INSEE 2022. Le millésime est indiqué sur chaque page, et ce référentiel se remplace en bloc à chaque nouveau recensement, jamais valeur par valeur.